Benidorm



Fondée sur une terre peu fertile, où la seule économie dépendait de la pêche. Benidorm est devenue un maillon de la chaine de la plus grande industrie mondiale: le tourisme.

Son modèle d’urbanisation verticale situé face à la cote méditerranéenne est un atout majeur qui permet d'affluer toujours plus de tourisme dans un espace toujours plus restreint.

Sa disneylandisation, en jurant par le divertissement et non par la diversité de sa flore qu’elle modélise à coup de bulldozer et de béton pour la rendre « vendable » tout en ajoutant du faux gazons sur les ronds points pour la rendre « accueillante ». Ces « Saloons western » au pieds des grattes ciel, ces parcs aquatiques, ces golfs et ces casinos nous rappellent une ville dans le Nevada.

A l’inverse du « voyage » qui inspire à une vie ouverte, d’un éveil à soi, aux autres. Benidorm vous propose l’exact inverse « le tourisme » dans toute sa démesure.
















“…elle importe plus que la découverte, le service proposé parvient même à se substituer aux charmes de la destinations. Certains, évidement se réjouissent de cette expansion ou plutot: ils s’en frottent les mains. Ce serait selon eux une preuve de l’efficacité du capitalisme, tout le monde y trouverait son compte.  Ceux-là iraient même jusqu’à parler de « démocratisation » du voyage réduisant, sans même s’en apercevoir, la dimension politique de l’être ensemble à la seule consommation de masse. N’est-ce donc que cela, la démocratie: le devoir de consommer? “  -Manuel de l’antitourisme de Rodolphe Christin





































































































































“ Le tourisme c’est un type de l’organisation de l’espace, qui vient capturer les expérience de voyage pour les enfermer dans des circuits ou dans des construction centré sur la fermeture comme le tout inclue ou la  découverte de l’autre ne devient plus principale“ -Manuel de l’antitourisme de Rodolphe Christin














“ Si le voyage est philosophie, le tourisme est économie. Le premier explore, le deuxième exploite“-Manuel de l’antitourisme de Rodolphe Christin























                         
                  

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 Zone Pavillonnaire



Depuis les années 70, la population s’est éloignée des grands ensembles pour insalubrité et par manque de transports en commun. Après
la banlieue mais avant la campagne, ce qu’on appelle les zones grises, des maisons individuelles avec jardin fleurissent, une utopie pour la classe moyenne rêvant d’être propriétaire et d’un statut social. 

Des lotissements sortent du sol à un rythme effréné (170 000 maisons par an) avec des terrains bon marché en lointaine périphérie des grandes métropoles en fabriquant des maisons en kits avec des prix peu élevés pour attirer les classes moyennes.

Cette même classe qui habitait dans des appartements en ville a choisi de s’éloigner pour se projeter et réaliser un « rêve ». Un rêve de jardin et d’une chambre pour les enfants en sacrifiant leurs commerces de proximité et des lieux de rencontres.

Ils se retrouvent dans une zone d’habitat sans commerces juxtaposée à des zones commerciales sans habitations que l’on relie et sépare par des rocades, ce qui oblige à prendre la voiture pour tous les déplacements du quotidien. Cela provoque un isolement avec des quartiers sans âme, plus de lien social car aucune activité pour se rencontrer. Ainsi les magasins en centre-ville ferment car un quart de la population habite dans ces zones péri-urbaines. 

Ce qui provoque des problèmes écologiques :

-Abattage d’arbre

-Maisons mal isolées

-Appauvrissement de la faune et de la flore

-Utilisation de la voiture pour chaque déplacement

On apporte la ville à la campagne, des terres naturelles et agricoles font place à du béton. La distance entre les maisons et les zones d’épandage de pesticides est nulle. Provoquant des tensions entre riverains et agriculteurs.


Persan,

Ile-de-France











Puiseux-en-France,
Ile-de-France. II












Ecouen,
Ile-de-France



















                                        

Villeron,

Ile-de-France


















Dammartin-en-Goële,
Ile-de-France











Puiseux-en-France,
Ile-de-France. I











Marly-la-ville,
Ile-de-France










“Eco quartier”
 Paris en banlieue



À Puteaux, à 500 mètres de la Défense un quartier idilique au promesse de parc fleurissant sort de terre. On y construit “des tours d’habitation écologique et acceuillante” détonnant de leurs grandes soeurs des années 60 dont l’images de la banlieue à affecté. Mais ce quartier est une imitation, un décor, une illusion du style haussmannien pour classe moyenne qui rêve de la capitale. Fontaine remplie de chlore, facade en trompe oeil, mobilié urbain imitant celui de Paris, toiture en zinc et ardoise, arcade pour les halles d’entrée.















































































































































































































           


               


                
   
                

               


           

        

                         







          
                               


Aéroréfrigérant



 

aéroréfrigérant





Epiais-lès-Louvres








Le Mesnil-Amelot











Autour de  l'aéroport


J’ai cartographié les villes qui entourent l'aéroport Charles de Gaulle.



Voyage en zone inhospitalière ,



l'aéroport CDG est implanté dans les terres fertiles du Pays de France, une région de plaines traditionnellement vouée à une agriculture prospère grâce à la qualité de ses sols limoneux.

Paradoxalement, la bétonisation permet d'insuffler de la vie à ces parcelles de terres infinies et un souffle à toute une économie dans une zone où le travail manque.

La fertilité ne vient plus de la richesse des terres mais de leur proximité avec Paris. D’années en années, les nouveaux axes de transports opèrent un rapprochement entre la capitale et la banlieue.

Création d'emplois, construction d'habitations flambants neuves,
d'infrastructures pour se divertir, de nouvelles écoles; l'essentiel pour une vie «normale». Toutefois, l’école est accolée à un entrepôt et l’aire de jeu se retrouve sous un couloir aérien…

L’aéroport a d’abord été implanté loin des villes pour éviter les nuisances il est dorénavant au carrefour de villes en pleine croissance.


Mon projet consiste à photographier la terre de ces villes qui poussent dans les champs de betteraves, cette terre malaxée, écrasée et façonnée par l'homme. Une jolie terre. Du moins photogénique quand la lumière vient la caresser. Parfois presque aussi belle qu’un paysage vierge. Mes photos sont pensées comme une invitation au voyage, un voyage immobile, pas besoin de prendre l'avion quand ces paysages sont «Autour de l'aéroport».


Louvres





Chennevières-lès-
Louvres



Mauregard






Mitry-Mory